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Traumatologie


Aussi incroyable que cela puisse paraître, jusqu’au début des années 1990, le taux de mortalité des personnes admises dans les hôpitaux du Québec pour cause de traumatismes avoisinait 50 %. Près de la moitié des patients traités en salle d’urgence pour des blessures mettant leur vie en danger ne retournaient donc jamais à la maison !

Depuis la mise en place du système de traumatologie menée par le Dr David S. Mulder dans l’ensemble du Québec en 1993, ce taux a chuté considérablement pour s’établir à moins de 5 %. Malgré cela, les traumatismes demeurent la principale cause de mortalité chez les Canadiens de moins de 44 ans.

Le Centre de traumatologie Dr David S. Mulder est l’un des trois centres de traumatologie de niveau 1 pour adultes. Destiné aux patients présentant les blessures les plus graves et les plus complexes, il accueille chaque année plus de 1 500 patients victimes d’accidents de la route (conducteurs, cyclistes et piétons), de chutes et de crimes. Son périmètre d’action englobe tout le sud de l’autoroute 40, la Montérégie et le Nord-du-Québec, incluant les communautés Cri et Inuit, soit un territoire regroupant plus de deux millions de personnes.

« Peu de gens saisissent à quel point les traumatismes et les blessures font des ravages dans la société. Ils sont la cause du plus grand nombre d’années de vie perdues au sein de la population. Notre centre de traumatologie est l’un des plus fréquentés au pays. Nous devons absolument être en mesure d’offrir les meilleurs soins possibles et d’élaborer des façons efficaces de prévenir les blessures complexes ainsi que de les traiter en situation d’urgence. » ‒ Dr Tarek Razek, chef, Traumatologie et codirecteur du Centre pour la chirurgie mondiale.

Préparation à grande échelle pour les situations d’urgence

Le 26 mai 2016, l’Hôpital général de Montréal (HGM) a effectué une simulation de catastrophe « code orange ». Dans ce scénario, un accident de train a eu lieu dans Saint-Henri, faisant de nombreuses victimes. Une équipe multidisciplinaire en santé mentale, composée de psychiatres, de psychologues, de travailleurs sociaux et de bénévoles, a été constituée et mise à l’épreuve avec l’équipe de traumatologie. Pour la communauté, il est rassurant de savoir que l’hôpital dispose d’un solide programme d’entraînement et d’une telle expertise pour les situations d’urgence.

Achat d’un nouveau CT scan

L’HGM prévoit renouveler son appareil CT scan (Computed Tomography Scan) et rénover la salle qui l’abrite. Cet appareil répond aux besoins du département d’urgence et de sa mission en traumatologie, ce qui signifie qu’il est en service 24 / 7 / 365. Il sert également de corridor de service pour dépanner les autres hôpitaux de Montréal. Au total, l’appareil réalise plus de 8 000 examens par année.

Nouvel appareil IRM à l’HGM

L’hôpital fera l’acquisition d’un nouvel appareil IRM grâce aux dons de la Fondation Max Pacioretty et de la Fondation canadienne pour l’innovation.

Le nouvel équipement servira à détecter les signes de lésions cérébrales mineures et graves, au moyen d’une imagerie extrêmement précise. Une commotion peut être très difficile à percevoir : tout dépend de l’apparence des symptômes, qui sont de nature plutôt qualitative (autoévaluation des sensations du patient) et parfois trop légers pour être décelés.

« Jusqu’à maintenant, les technologies d’imagerie ne pouvaient détecter que les blessures les plus graves, avec enflure et saignements. Il fallait donc nous équiper davantage pour être en mesure de déceler les traumatismes moins évidents. » – Dr Reza Farivar, directeur scientifique, Programme de traumatisme craniocérébral.