Facebook Twitter Linked In Instagram Youtube

La deuxième chance de Steve


Un morceau de poulet qu’il n’a pas été en mesure d’avaler. C’est l’élément déclencheur qui a poussé Steve à aller consulter en septembre 2016. Après seulement quelques tests, le verdict est tombé : il était atteint d’un cancer de l’œsophage de stade 4. La seule option qui s’offrait à lui était les soins palliatifs qui lui permettraient de gagner quelques semaines, pour passer Noël avec sa famille. S’il était chanceux, il verrait peut-être la nouvelle année.

« Je n’avais pas peur de mourir, mais j’avais peur de quitter ma famille. »

Et parce qu’il n’était pas prêt à quitter sa femme, ses trois enfants et ses petits-enfants, le résident de Kingston en Ontario est allé chercher une seconde opinion, à Montréal cette fois, auprès du Dr. Lorenzo Ferri.

« Je m’en souviens très bien, il a mis sa main sur mon épaule et m’a dit qu’il allait s’occuper de moi. Et c’est ce qu’il a fait! »

Après une batterie de tests, Steve et le Dr Ferri se sont entendus sur une combinaison de traitements et de chirurgies bien précise. Rien n’était gagné d’avance puisque le cancer était à un stade avancé, mais il s’agissait tout de même d’une deuxième chance.

Le 11 janvier 2017 est une date qui restera marquée à jamais dans la mémoire de Steve. C’est à cette date qu’il a déjoué les statistiques en se réveillant d’une opération ne lui laissant que 20 % de chances de survie. C’est aussi à ce moment qu’il a pu commencer une nouvelle étape de son cheminement vers la guérison.

L’Hôpital général de Montréal traite les cas les plus complexes de cancers du poumon, de l’œsophage et de l’estomac, et ce, pour tout l’Est du Canada. Ses équipes de spécialistes allient les techniques de chirurgie novatrice, la recherche en laboratoire et les traitements personnalisés pour offrir aux patients des approches suivant la médecine de précision.

Dans la famille de Steve, le Dr Ferri est considéré comme une véritable rock star. C’est du moins ce qu’il nous dit, le sourire aux lèvres, l’œil rieur. « Comme patient, on leur arrive rongés par la peur et ils nous mettent dans un état de confiance qui nous permet de transformer cette peur en vulnérabilité. On peut complètement s’abandonner à leurs soins et se concentrer sur notre bataille. »

Steve, esophageal cancer survivor, in front of the Montreal General HospitalC’est aussi avec émotion qu’il parle de sa famille et du rôle majeur qu’elle a joué dans son rétablissement et dans sa lutte.

« Je ne pourrai jamais assez les remercier de leur présence. S’entourer d’équipes solides tant à l’hôpital qu’à la maison est probablement la chose la plus importante. Il est certain que je ne suis pas au même niveau qu’avant la maladie, mais je suis en vie! Et j’apprends à en savourer les petits plaisirs, comme les séjours à la montagne qui m’aident à me ressourcer, ou les promenades sur le bord de l’eau avec ma femme. »

C’est d’ailleurs sur les paroles de Bruce Springsteen qu’il a terminé notre entrevue, les dédiant à sa femme.

« We said we’d walk together baby come what may »

Paroles qu’il porte d’ailleurs fièrement sur son bras.

Il est possible de soutenir la division de Chirurgie thoracique de l’Hôpital général de Montréal en faisant un don en ligne.